dimanche 28 avril 2013

Financiers très noisette revisités et améliorés

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Le rédacteur en chef du supplément de décembre du magazine Le Chef, était mon ami Philippe ConticiniIl a choisi d’y traiter un sujet qui lui tient particulièrement à coeur à savoir le travail sur le goût. Il a donc interviewé quelques grands noms de la pâtisserie d’aujourd’hui pour connaître leur définition et leur philosophie du goût. Chacun a aussi donné des recettes originales et bien sûr j’en ai sélectionné quelques unes qui me semblaient assez faciles à réaliser. Cette semaine c’est Laura un dessert de Julien Alvarez champion du monde de pâtisserie 2011 avec l’équipe d’Espagne et formateur à Bellouet conseil.  On y retrouve un streusel et un financier noisette et une ganache montée vanille citron tonka avec quelques framboises en prime. Pas compliqué, riche en goûts et textures, une belle découverte, mes testeurs ont beaucoup aimé et m’ont dévalisée…
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La recette un peu ré interprétée :



Pour 8 cercles de 7 cm de diamètre et 5 cm de haut -clic-
La ganache montée* vanille citron Tonka, à mettre en place la veille : 100g de chocolat Ivoire Valrhona, 50g + 150g de crème fleurette 35% MG, 5g de miel neutre ou de trimoline*, les graines d’une gousse de vanille, 1/2 fève tonka râpée, le zeste râpé d’un citron vert.
Chauffer 50g de crème avec le miel y faire infuser la tonka, les graines de vanille et une partie des zestes. Fondre le chocolat au bain-marie. Réchauffer au besoin la crème parfumée et réaliser une émulsion en versant la crème en 3 fois sur le chocolat et en frictionnant à l’aide d’une maryse.  Ajouter les 150g de crème froide et lisser si besoin est avec un mixer plongeant*. Incorporer le reste des zestes, filmer et réserver une nuit au réfrigérateur.
Le streusel noisette : 40g de cassonade*, 40g de beurre, 40g de farine, 50g de poudre de noisette brute*, une pincée de fleur de sel. Mélanger tous les ingrédients pour obtenir une masse homogène et souple. Passer le tout au crible* et réserver au froid. Parsemer le streusel dans les cercles inox posés sur un tapis silpat* ou une feuille de papier cuisson sans tasser. Précuire à chaleur tournante 10/12 min à 150°.
Le financier noisette : 110g de sucre glace, 40g de poudre de noisette, 10g de miel, 1.5g de vanille liquide, 45g de farine, 1g de levure chimique, 100g de blancs d’oeufs, 60g de beurre noisette*, un peu de beurre et de cassonade ou  mieux de muscovado* pour les moules .
Tamiser la farine avec la levure chimique. Dans le bol du robot équipé de la feuille*, mélanger le sucre glace, la poudre de noisette, le miel, la vanille liquide et la farine tamisée. Ajouter les blancs montés en neige puis le beurre noisette chaud. Réserver à température pour le montage.
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De haut en bas et de gauche à droite : 1- précuisson du streusel dans les cercles. 2- cercles beurrés sucrés, appareil à financier dressé à mi-hauteur + 3 framboises surgelées. 3- financier cuit. 4-  à la coupe fond de streusel, financier noisette framboises, ganache montée vanille tonka citron vert, framboises fraîches.
Le montage des financiers : retirer les cercles inox des fonds de streusel noisette, les beurrer et les sucrer* puis les repositionner sur les biscuits streusel. Pocher* l’appareil à financier à mi-hauteur des cercles puis ajouter 3 framboises surgelées dans chaque cercle. Cuire à chaleur tournante 170/175° pendant 15/20min* en fonction de votre four. Ôter les cercles et laisser refroidir sur grille.
La finition : monter la ganache en chantilly. Dresser à l’aide d’une poche munie d’une petite douille à St Honoré* une vague de ganache sur la surface des financiers, décorer de 2 framboises fraîches, parsemer de quelques zestes de citron vert.
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Tournez manège…


Explications utiles ou futiles à lire avant de poser vos questions …



Ce que j’ai changé : j’ai divisé par 2 les proportions initiales et j’ai obtenu 8 desserts.  La recette ne disait pas ganache montée mais chantilly vanille citron tonka, en fait la réalisation était finalement à peu de chose près celle d’une ganache pontée  donc j’ai utilisé ma propre recette …
Les fèves tonka :  elles sont originaires des Caraïbes et d’Amérique du Sud, on les récolte plus particulièrement au Venezuela, en Guyane et au Brésil. La fève tonka provient du teck brésilien. Cet arbre pousse dans les milieux tropicaux et produit un fruit qui à maturité tombe au sol. Une fois récolté il est mis a sécher pendant presque un an puis on utilise ses graines noires et ridées qui mesurent environ 2/3 cm de long sur 1cm de large, nos fameuses fèves tonka.  C’est une épice au parfum unique et incomparable à la fois douce et forte, très utilisée en parfumerie, aux arômes de foin coupé, caramel, vanille. Où en acheter ? -clic- par exemple.
La trimoline : c’est un sucre inverti élaboré à base de betterave et utilisé par les professionnels. On peut très bien la remplacer par un miel neutre -acacia- qui est un sucre inverti naturel.
Le mixer plongeant : pour de petites quantités comme ici, on peut très bien lisser le mélange au fouet mais pour de plus grandes quantités la girafe, le nom officiel pour les pros du mixer plongeant est plus pratique.
La cassonade :  la vraie cassonade, c’ est le sucre cristallisé roux obtenu directement à l’issue de la première cuisson du jus de canne. Contrairement à certaines idées reçues, la cassonade contient moins de saccharose (95%) que le sucre blanc (99,9%) et elle est pauvre en vitamines et sels minéraux. Les 5% restants sont faits de sels minéraux et de matières organiques, qui lui donnent  sa couleur et ses notes aromatiques. Attention, c’est souvent un sucre blanc parfumé avec de la mélasse ou du caramel. Ne pas confondre avec la vergeoise qui est aussi un sucre roux issu du raffinage du sirop de betterave. Elle peut être blonde ou brune, selon son degré de cuisson. En savoir plus sur les différents sucres ? clic et aussi les sucres naturels clic et  bien le consommer clic.
La poudre de noisette brute :  La dénomination brute indique que les noisettes n’ont pas été débarrassées de leur peau marron avant d’être réduites en poudre. Vous pouvez la faire vous même en broyant des noisettes piémont par exemple.
Le crible : l’autre nom du tamis tout simplement.
Le tapis silpat : tapis en silicone.
La feuille :  pour les robots nom donné au fouet plat, l’accessoire qui accompagne généralement le fouet et le crochet.
Le muscovado :  sucre non raffiné et complet en provenance de l’île Maurice ou d’Indonésie au goût réglissé. je l’ai utilisé ici pour remplacer la cassonade, c’est top.
Le beurre noisette : fondre du beurre dans un récipient assez large sur un feu moyen. À ébullition l’eau contenue dans le beurre forme en s’évaporant de petites bulles en surface et chante. Dès que le beurre arrête de chanter il prend une couleur ambrée et dégage une odeur de noisette grillée. Le verser au travers d’une passette dans un récipient froid pour stopper la cuisson.
 Sucrer les moules :  beurrer au doigt les moules, le sucre va ensuite adhérer aux parois facilement. J’ai utilisé du muscovado  qui va donner un aspect rustique aux financiers après le démoulage.
Pocher : garnir à l’aide d’une poche munie d’une douille.
Douille à Saint Honoré : douille spéciale -clic- qui donne un effet de vague, vous pouvez utiliser une douille cannelée si vous n’en avez pas… pas grave !
La cuisson : comme toujours elle est à adapter aussi bien en température qu’en temps. Pour le financier la recette indiquait 170° et 15 min, finalement j’ai opté pour 175° et 20 min, ce qui ne sera pas forcément pareil chez vous…Et oui c’est comme ça…
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La Savoie, neige et soleil…

Brioche aux pralines rapide et sans pétrissage de Khala

IMG_1994.JPGA force de la voir sur les réseaux sociaux, comment résister à cette brioche ultra rapide et d’une simplicité enfantine. Khala a peaufiné la recette, allez zou, il est temps de lui emprunter -oui je sais c’est facile-  et de vous en faire profiter au cas où elle vous aurait échappée, c’est une bonne raison non ?
Une brioche très sympa, excellente à la sortie du four oui mais attention… Vous avez bien lu, sans pétrissage, et vous allez le découvrir avec un seul oeuf et 50g de beurre pour 400g de farine. Alors on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, tiens d’ailleurs à propos de beurre ce qui fait qu’une brioche est goûteuse, légère, aérienne, c’est bien le beurre et les oeufs. Ici ne l’oubliez pas, c’est une recette rapide et économique alors ne vous attendez pas non plus au vu de sa composition à avoir le nec plus ultra de la brioche de vos rêves…
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Sur fond de tempête de neige…
Restons simples, on va déguster une brioche parfaite pour le goûter ou le petit déjeuner des enfants, ça tombe bien ils sont en vacances, qui à mon avis est  idéale mangée rapidement, elle nécessitera un léger réchauffage le lendemain pour garder sa souplesse, une brioche familiale de qualité puisqu’on en connait exactement la composition et dans tous les cas bien meilleure qu’une brioche de supermarché où huile de palme et conservateurs indésirables sont légion. Khala dit aussi sans robot, mais bon si vous en avez un ne vous en privez pas,  faites comme moi rentabilisez-le …
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La recette :



Retrouvez explications ou alternatives des mots en gras dans le paragraphe Explications utiles ou futiles.
Pour 8 personnes au moins et un moule à Kouglof ou autre.
30 cl de lait* tiède, 50g de beurre fondu*,  1 oeuf, 1 sachet de levure de boulanger déshydratée, 80 g de sucre vanillé* maison, 400g de farine T45*, 1.5 cc de sel fin gris*, 100g de pralines grossièrement concassées.
Beurrer et fariner* le moule choisi. Préchauffer le four à 80° chaleur tournante si possible. Mélanger dans l’ordre tous les ingrédients dans le bol du robot équipé du fouet plat – la feuille- ou du crochet  sinon dans un saladier et à la cuillère en bois. Ajouter en fin de parcours les pralines ou la garniture choisie*. Verser l’appareil obtenu qui est souple dans le moule et enfourner 20min à 80°. Monter la température du four* à 180° et poursuivre la cuisson pendant 30/35 min. Démouler sur grille à la sortie du four et déguster à peine tiède.
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 Explications utiles ou futiles



Le lait : il est préférable en pâtisserie d’utiliser du lait frais entier, de préférence micro filtré -clic- 
Le beurre fondu : comme j’ai du beurre clarifié tout prêt -clic-  je l’ai utilisé mais c’est anecdotique !
Le sucre vanillé : faites-le vous même c’est facile et économique. Utilisez un sucre non raffiné, on en trouve en vrac dans les magasins bio, c’est meilleur pour la santé, et ajoutez vos gousses de vanille débarrassées de leurs graines utilisées pour les crèmes anglaises, pâtissières ou autres ganaches.
La farine T45 : des différents usages de la farine, pourquoi de la Type 45 plutôt que de la 55 pour une brioche ? La farine T55 est une farine dite faible, on l’utilise quand on veut privilégier le rôle de l’amidon pour sa capacité d’hydratation. Les pâtes sont moins élastiques et ont moins de risque de se rétracter à la cuisson. Pour la farine T45 on privilégie l’action du gluten plus présent, on l’utilise donc pour les pâtes élastiques ou levées. En savoir plus -clic-.
Le sel gris : prenez l’habitude d’utiliser un sel non raffiné, on trouve maintenant très facilement du sel fin gris, même en grande surface.
Le moule fariné : attention et c’est ce que j’apprécie,  cette brioche est peu sucrée, vous pouvez soit ajouter 20g de sucre à la préparation soit ce que je préfère, choisir de remplacer la farine du moule comme pour le biscuit de Savoie par de la cassonade ce qui va donner à la brioche un petit côté croustillant.
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Pralines ou perles craquantes au choix, pour ma part j’ai préféré avec les pralines
La cuisson : pour la seconde cuisson Khala indiquait 200°, un peu chaud pour mon four,  j’ai poursuivi à 180°, mais vous le savez chaque four revendiquant sa propre personnalité aussi bien pour la durée que pour le degré de chaleur, adaptez -vous. Comme toujours les températures et temps sont donnés à titre indicatif.
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Une année à neige quand on voit l’arrière plan…

Gâteau basque tout simplement et casting pour la saison 2 du Meilleur Pâtissier

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Parmi les recettes que j’avais sélectionnées dans le supplément de décembre du magazine Le Chef avec Philippe Conticini et qui me semblaient faciles figurait le gâteau basque de Thierry Bamas. Mais en relisant  la recette certains éléments de la liste des ingrédients ne se retrouvaient pas dans le déroulé, une petite coquille on va dire … Pas grave, ça arrive et comme c’est une recette ultra classique, un rapide tour d’horizon dans mes nombreux livres et hop, j’ai choisi au vu de la composition – ciel, il y a 20g de semoule fine dans la crème- et des photos très tentantes, celle de Pierre Hermé dans un de ses premiers livres Secrets Gourmands. Ce gâteau basque est certes nourrissant mais gustativement intéressant et facile à réaliser, en plus il faut le déguster après 48 heures de repos. PH explique que contrairement à certains il ne met pas de confiture de cerises noires d’Itxassou dans son gâteau car il préfère la déguster avec… Qu’on se le dise.
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Nous sommes toujours sous la neige ou presque…


La recette



Pour 2 cercles de 22 cm de diamètre et 3cm de haut. En fait j’en ai réalisé un de 18 cm et un de 22 cm, plus 6 sablés avec les tombées de pâte.
Vous n’avez pas assez de détails ? Retrouver les explications des mots en gras dans le paragraphe ci dessous : explications utiles ou  futiles 
La pâte à gâteau basque à préparer la veille : 250g de beurre, 215g de cassonade*, 125g de poudre d’amande, 2 oeufs, 310g de farine T55*, 3g de levure chimique, 1/4 de cuillère à café de vanille en poudre, 4 pincées de fleur de sel. Pour les moules : 25g de beurre mou. Pour la dorure : 1 oeuf, 1/2 jaune d’oeuf, 1 pincée de sel.
Dans la cuve du robot mélanger 10 secondes le beurre et la cassonade, ajouter ensuite le sel, la poudre d’amande et la vanille. Incorporer les oeufs, puis en dernier la farine tamisée avec la levure. Laisser tourner 20 secondes et ne plus travailler la pâte*. L’aplatir grossièrement, l’entourer de film alimentaire et la réserver 24 heures au réfrigérateur.
La crème : 1/4 de litre de lait frais entier, 20g de très fine semoule de blé, 1 gousse de vanille, le zeste d’1/2 citron finement râpé*, 65g de cassonade, 1 jaune d’oeuf, 15g de farine, 65g de crème liquide entière, 2cc de rhum agricole brun.
Verser le lait dans une casserole. Fendre la gousse de vanille, récupérer les graines et les mettre avec la gousse dans la casserole, ajouter le zeste de citron. Porter à ébullition et verser la semoule. Laisser cuire 5 min sans cesser de remuer à la spatule.  Mélanger dans un cul de poule  le jaune, la cassonade et la farine les ajouter dans la casserole et laisser cuire comme pour une crème pâtissière*. Faire bouillir la crème et l’ajouter à la pâtissière ainsi que le rhum. Bien mélanger, filmer au contact et laisser refroidir.
Le montage : beurrer les cercles  et les poser sur une plaque recouverte de papier siliconé. Étaler la pâte sur une épaisseur de 3mm. Découper 2 disques de la taille de chaque cercle. Garnir le fond  des moules avec un disque de pâte et pour le pourtour des cercles découper des bandes rectangulaires de 2cm de haut. Garnir le centre du gâteau avec la crème, rabattre un peu la pâte des bords sur la crème, couvrir avec la seconde abaisse et coller les différents morceaux de pâte à l’eau froide.
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Face et pile … C’est cuit !
Préparer la dorure : dans un bol casser l’oeuf ajouter le 1/2 jaune et le sel, fouetter. Dorer les gâteaux* au pinceau et rayer les bords avec les dents d’une fourchette. Enfourner dans le four préchauffé à 180° chaleur tournante uniquement -pas dessus et dessous- pendant 40/45 min à vérifier. Laisser refroidir sur grille et déguster 2 jours après.
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Très bonne la pâte sous forme de sablés !


Explications utiles ou futiles :



La cassonade : je l’ai remplacé par du muscovado, ce sucre complet de Maurice au goût réglissé, c’est pour ça qu’il y a quelques taches brunes côté pile sur la photo du gâteau basque.
La farine T55 : la  farine type 55 est moins riche en gluten , votre pâte se rétractera moins à la cuisson. Petit rappel sur les farines, c’est ici-clic-.
Pourquoi ne pas travailler la pâte  : là encore une astuce,  évitez de trop la travailler après l’ajout de farine, elle risquerait de se rétracter à la cuisson. Idéalement pour éviter l’ajout de farine qui nuit au croustillant il est préférable de l’étaler entre 2 feuilles plastique ou de papier cuisson.
Les zestes : pour avoir des zestes finement râpés rien ne vaut la râpe microplane, l’essayer c’est l’adopter.
La crème pâtissière : trucs et astuces pour réussir à coup sûr votre pâtissière -clic-.
Le papier siliconé : vous pouvez aussi poser vos cercles sur un tapis silicone, ici contrairement à ce qui arrive souvent avec les macarons, pas de problème. Le papier cuisson siliconé reste mon préféré on en trouve ici -clic-. 
Le fonçage du moule : après avoir mis la crème j’ai rabattu un peu les bords pour souder à l’eau en le posant dessus le deuxième disque de pâte.
La dorure : j’ai doré une première fois mes gâteaux, je les ai laissés reposer au réfrigérateur 30 min et je les ai redorés  une nouvelle fois avant d’enfourner.

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Tartelettes au citron comme Vincent Guerlais

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Encore une tarte au citron me direz vous pffff … Et oui, il a mille façons de travailler et de présenter ce best-seller reconnu de notre pâtisserie hexagonale… Et comme il semblerait au vu de vos nombreuses interventions que vous aimez ça en voici une ultime version… Maintenant que vous en avez pour toutes les occasions il sera temps la semaine prochaine de passer à autre chose. Pour cette version, je me suis inspirée d’une photo parue sur le mur Facebook de Vincent Guerlais le talentueux pâtissier nantais membre des relais desserts internationaux que j’ai eu le plaisir de rencontrer l’année dernière à la finale du championnat de France amateur du macaron. Comme je l’ai trouvée particulièrement appétissante et esthétique j’ai tout simplement essayé de la reproduire, ce n’est sûrement pas exactement sa recette mais pas grave à l’oeil ça y ressemble fort.
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Vue de biais pour la première photo et maintenant de face..
L’avantage par rapport aux précédentes versions de desserts au citron c’est que vous pouvez avoir chaque élément de la tarte préparé à l’avance, certains conservés au congélateur et d’autres dans des boites hermétiques. Et en 5 minutes juste avant le début d’un déjeuner ou d’un goûter improvisés, vous n’aurez qu’à assembler le puzzle. Tout ce que j’aime en cuisine : organisation et anticipation.
Et la composition me direz-vous ? Patience, essayez de deviner… une base de sablé breton, une demi sphère citron, de minis meringues suisses pour meubler – heu non, pour la texture croquante – des zestes de citron pour la couleur et éventuellement, mais c’est facultatif, un mini disque de chocolat jaune – souvenez-vous j’en avais réalisé pour la tarte au citron de Cyril – la preuve que rien ne se perd !
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Version mini ou pré-dessert.


La recette



Pour les nouveaux lecteurs retrouvez les explications de mots en gras avec astérisques dans le paragraphe explications utiles ou futiles avant de poser vos questions.
Le sablé breton : 75g de beurre demi-sel, 60g de sucre blond de canne*, 90g de farine T55*, 5g de levure chimique, 2 jaunes d’œufs, le zeste râpé d’un citron.
Tamiser la farine et la levure. Sabler* le beurre avec le sucre, ajouter la farine tamisée puis les jaunes. Quand la pâte est homogène l’aplatir entre 2 feuilles guitare* ou 2 feuilles de papier cuisson sur une épaisseur de 0.5 cm. Laisser reposer au frais une heure minimum. Découper en vous servant des cercles comme emporte-pièces, et faire cuire sans beurrer* les moules 10 à 12 min à 200°. Retirer les cercles dès la sortie du four, refroidir. Réserver* dans une boite hermétique jusqu’à l’usage.
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Oui c’est un peu hétéroclites tous ces cercles mais j’ai fouillé mes tiroirs. J’ai compté pour vous, avec les proportions ci-dessus j’ai donc préparé 16 fonds de tartelettes de 6, 5 et 4 cm de diamètre et il me reste un carré de 12/12 cm que j’ai congelé cru pour un prochain dépannage gourmand.
La crème au citron : 85g de jus de citron vert, 85g de jus de citron jaune, 6g de zestes de citron jaune non traité, 2 œufs entiers et 4 jaunes, 50g de sucre semoule, 65g de beurre doux en dés, 1.3g de gélatine en feuille ou 2g de gélatine en poudre réhydratée dans 10g d’eau.
Faire tremper la gélatine feuille dans beaucoup d’eau froide, si vous avez choisi la gélatine en poudre, la réhydrater dans 5 fois son volume d’eau. Dans un cul de poule* mélanger au fouet les oeufs, les jaunes le sucre, les jus et les zestes. Faire chauffer le tout au bain-marie* en fouettant jusqu’à épaississement. L’idéal est d’avoir un thermo sonde* et d’arrêter la cuisson à 85°. Ajouter la gélatine essorée ou réhydratée en remuant pour la dissoudre. Laisser refroidir* à 38°/40° et incorporez le beurre au mixer plongeant pour lisser et homogénéiser la crème. A l’aide d’une poche remplir les empreintes demi-sphères* en silicone et bloquer au froid*.
La meringue suisse : 50g de blancs d’oeufs à température ambiante, 100g de sucre glace.
Dans un cul de poule* au bain-marie fouetter au batteur électrique à main le sucre glace et les blancs jusqu’à 50°. Hors du feu, au petit batteur ou mieux dans le bol du robot continuer de fouetter à grande vitesse au début puis diminuer la vitesse pour raffermir et refroidir le tout. Dresser des minis meringues à la poche munie d’une douille* de 6 mm et cuire 40 min environ entre 90 et 100° selon votre four. Conserver le surplus à température ambiante dans une boite hermétique pour un futur usage selon le principe cité plus haut : anticipation et organisation…
La finition : démouler* les demi-sphères, les poser encore congelées sur la base de sablé breton et laisser revenir à température de dégustation une heure environ au réfrigérateur. Coller alors les minis meringues autour de chaque demi-sphère, râper un peu de zestes de citron vert sur le dessus pour la touche finale et décorer éventuellement le centre avec ce que vous avez sous la main, une perle craquante, une feuille de chocolat etc.
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Explications utiles ou futiles



Le sucre blond de canne : prenez l’habitude aussi bien pour le sel que pour le sucre d’utiliser des produits non raffinés, c’est bien meilleur pour la santé, à défaut utilisez du sucre semoule.
Du bon usage des farines : c’est ici pour simplifier vos choix -clic-
Sabler : travailler la farine ou le sucre et le beurre entre les doigts pour obtenir une semoule grossière qui ressemble à du sable. On utilise en général cette technique pour la pâte brisée ou sablée.
Les feuilles guitare : fines feuilles de plastique transparentes qui servent pour la réalisation de chocolats et leur donne de la brillance. Elles peuvent être à motifs et s’utilisent alors comme un transfert. On peut détourner facilement leur usage, elles sont idéales pour étaler les pâtes à tartes ou autres sablés sans ajout de farine qui modifie leur texture. Vous les trouvez chez les professionnels ou ici -clic-, cependant vous pouvez facilement les remplacer par de la toile cirée alimentaire transparente que vous découperez aux dimensions voulues. A défaut utilisez des feuilles de papier cuisson moins pratiques quand même.
Ne pas beurrer les cercles : pour obtenir des sablés épais avec les bords un peu rugueux caractéristiques, il est très important de les cuire dans des cercles non beurrés. Si vous voulez une finition plus fine avec un aspect de sablé plus classique, il suffit de cuire la pâte sur une plaque puis de découper les formes désirées à l’emporte-pièce dès la sortie du four.
La conservation des sablés bretons : vous pouvez bien sûr congeler la pâte à cru mais pour l’avoir testé vous pouvez aussi le faire avec les fonds cuits idéalement stockés dans une boîte hermétique. Une fois cuits si vous ne les congelez pas vous pouvez aussi les garder 1 semaine au réfrigérateur dans une boite hermétique.
Les zestes : vous pouvez mélanger citrons jaunes et verts voire même ajouter un peu de zestes de cumbava avec parcimonie. Pareil vous pouvez mélanger du jus de yuzu pour donner un gout un peu plus acidulé et exotique à votre dessert. N’hésitez pas à varier les parfums, on trouve maintenant d’intéressants citrons bergamote très sympas. Pour les zestes adoptez la microplane la reine des râpes…
La gélatine : tout ce que vous devez savoir sur la gélatine c’est ici -clic-.
Le cul de poule, le thermo sonde : si vous êtes nouveau sur le blog, retrouvez les explications en consultant le lexique ici-clic-
Bain-marie : cuisson indirecte d’un aliment sur une source de chaleur ici dans un cul de poule posé sur une casserole contenant un fond d’eau, le récipient ne doit pas toucher l’eau.
Pourquoi incorporer le beurre à 35/40° : tout simplement pour ne pas détruire la structure du beurre en évitant qu’il ne fonde. Quand le beurre fond, il n’est plus stable l’émulsion est détruite, il devient huileux et la crème aura tendance à se décomposer et ne sera plus agréable en bouche.
Les poches à douille : jetables bien sûr c’est si pratique … Douille lisse, douille cannelée à vous de choisir selon le look que vous voulez donner à votre dessert.
Les empreintes demi-sphères : en silicone elles existent dans plusieurs dimensions à vous de vous adapter en fonction de la taille de vos sablés bretons. Par exemple pour un sablé de 6cm de diamètre utilisez des demi-sphères de 5cm. Une fois votre appareil citron congelé il est pratique de le démouler et de conserver les demi-sphères dans une boité hermétique au congélateur ce qui prend moins de place et surtout libère vos moules pour un autre usage.
Bloquer au froid : Passer par la case congélation.
La meringue suisse, le sablé breton, l’appareil au citron : vous pouvez diminuer ou augmenter les quantités, munissez vous de l’indispensable calculette pour faire une règle de trois et adapter les proportions.
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Au choix, pré-dessert ou dessert ou pourquoi pas les deux c’est un peu addictif !

Moelleux chocolat amande, gluten free, la bio nutrition plaisir avec Laurence Salomon..

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Avec l’arrivée du printemps, comment se faire plaisir avec un dessert léger voire même aérien, sain et  goûteux,  un moelleux chocolat amande et poire ? C’est tout simple, il suffit de suivre les conseils et les recettes de Laurence Salomon. Je l’ai retrouvée avec grand plaisir il y a peu lors d’un déjeuner parisien à l’occasion des 25 ans de Bjorg, une entreprise Rhône Alpes qui tout comme elle a changé et égayé l’image du bio.  J’avais à nouveau envie de partager avec vous – oui il y a déjà quelques unes de ses recettes sur le blog-  ce dessert simple et facile, à déguster sans remords…
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La recette :  



Pour 6 personnes à réaliser dans des empreintes à muffins ou à pyramides en silicone.
Les moelleux : 100g de bon chocolat noir, 100g ou 10cl de lait d’amande*, 2 jaunes d’oeuf, 65g de yaourt de brebis au lait entier, 25g de farine de riz*, 1 belle poire. La sauce : 1cs de crème d’amande* à tartiner, 3cs de lait d’amande, 30g de chocolat noir et 6cl ou 60g de lait d’amande. La finition sauf pour les allergiques au gluten  : quelques brisures de sablés maison*.
Les moelleux : séparer les blancs de jaunes. Fondre le chocolat au bain-marie  ajouter le lait d’amande tiédi en 3 fois en frictionnant à la maryse, incorporer ensuite dans l’ordre, les jaunes d’oeufs, le yaourt puis la farine de riz et lisser soigneusement le mélange. Peler la poire et la couper  en petits dés*, les ajouter à l’appareil. Monter les blancs au bec d’oiseau* et les incorporer délicatement à la maryse*. Remplir les moules choisis et cuire à 200° chaleur statique* pendant 20/25 minutes à vérifier.
La sauce : réaliser un coulis d’amande et un coulis de chocolat en mélangeant le crème d’amande avec le lait d’amande puis faire de même avec le chocolat fondu. Servir les moelleux accompagnés des 2 coulis et de quelques brisures de sablés aux amandes pour apporter une texture légèrement croquante.
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Je suis toujours aussi nulle pour la déco et pourtant j’ai des cuillères géniales – merci Julie-  pour faire les traits dans l’assiette…à chacun son truc !


Explications utiles ou futiles :



Le lait d’amande bio :  riche en fibres, pauvre en acides gras saturés, il est facile à digérer. Bien sûr on peut le consommer comme une boisson mais c’est une bonne alternative pour les intolérants au lactose dans la préparation de gâteaux, crêpes et autres flans.
Le yaourt de brebis : à défaut vous pouvez utiliser du yaourt de chèvre, voire même ce que vous avez sous la main, mais diététiquement parlant le brebis est plus approprié.
La farine de riz : par toujours facile de trouver cette farine qui donne de la légèreté aux préparations, vous pouvez maintenant vous la procurer en grande distribution comme tous les produits Bjorg elle est complète et sans gluten, c’est une nouveauté -clic- .
La crème d’amande : crème ou purée d’amandes faites avec ce que vous avez dans vos placards…
Les sablés : si vous êtes au régime sans gluten vous zappez cette étape ou vous mettez des brisures de sablés appropriés… Autrement, j’ai toujours de la pâte sucrée ou à sablé breton dans mes congélateurs, ici j’ai émietté un sablé breton maison reste des tartelettes au citron de la semaine dernière. Laurence a utilisé des biscuits aux amandes et flocons d’avoine à la farine complète et au sucre de canne brut.
La poire : j’ai utilisé des poires conférence et j’ai un peu modifié la recette j’ai seulement mélangé une partie des poires dans 2 moelleux, j’ai  utilisé  la poire crue et citronnée en lamelles pour le dessus du moelleux et aussi en dés un peu plus gros en accompagnement, je crois que je préfère le moelleux sans les minis dés de poire, mais c’est très personnel…
Bec d’oiseau : les blancs doivent former un bec à la pointe du fouet et avoir la consistance d’une crème à raser. Pas trop fermes,  ils seront ainsi plus faciles à incorporer et auront plus de légèreté.
Maryse : nom familier de la spatule en caoutchouc indispensable en cuisine.
La cuisson : Laurence a bien précisé chaleur statique donc je vous ai donné sa façon de faire, comme je suis une inconditionnelle de la chaleur tournante, j’ai fait à ma manière … ça marche aussi, mais  à vous de voir, je vous conseille d’être scolaire et de suivre Laurence !
Les cuillères pour la déco : si comme moi l’utilisation du cornet en papier vous pose problème, que vous vous en mettez partout et surtout que vous ne savez pas donner la forme de cornet à ce banal morceau de papier, alors c’est la cuillère qu’il vous faut. Idéale pour  une signature avec un coulis de fruit, une sauce chocolat , caramel, ou crème anglaise.
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Bjorg : en savoir plus sur l’entreprise, sa philosophie, les ateliers bio nutrition gratuits, c’est ici -clic-
Laurence Salomon : petit rappel pour celles et ceux qui ne connaissent pas cette sympathique et dynamique chef naturopathe, mais est-ce possible ? Elle a fermé son restaurant Nature et Saveurs à Annecy pour se consacrer maintenant à quelques mètres de là, toujours sur les magnifiques bords du Thiou, à Cuisine Originelleun centre pédagogique de bio nutrition.
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J’ai opté pour des moules à muffins mais les pyramides ont un meilleur rendu, sauf que malgré ma multitude de moules en silicone je n’ai pas de moules pyramides, c’est ballot !

A la découverte des Fudges, aventures et mésaventures

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C’est en feuilletant le dernier livre de Christophe Michalak, Le Gâteau de mes Rêves paru aux éditions M6 que tout a commencé avec le titre de cette recetteFudge et oui le vrai , mais y en aurait-il de faux ? En prime il faut du sirop d’érable, l’occasion rêvée pour ouvrir un cadeau en provenance directe du Canada…
Vous avez dit Fudge ? En vrai je ne sais même pas ce que c’est, la honte… Heureusement Google est mon ami et il m’a appris que les fudges peuvent être extrêmement variés. J’ai ainsi  découvert celui de Manue de la Popotte,  et celui de la célèbre Nigella, toutes deux des valeurs sûres. En pleines vacances de mes petits enfants parisiens voilà des recettes gourmandes tout à fait appropriées et comme ils ont eu droit à une recette light la semaine dernière,  je décide de faire carrément les 3 recettes … oui oui.
Les voici, très différentes finalement, suivies de mes retours sur expérience. Alors après à vous de choisir en fonction de vos palais et de vos goûts, à consommer avec modération dans tous les cas ou à offrir, c’est déculpabilisant.
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A gauche version Nigella noisettes pistaches amandes, à droite version Manue noisettes seules


Les recettes



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La recette de Christophe :
Retrouver les explications ou les astuces concernant les mots en gras dans le paragraphe dédié.
Pour 6 personnes* : 45g de sirop d’érable, 460g de vergeoise*, 25g de farine, 5g de levure chimique, 115g de beurre demi-sel, 215g de lait concentré non sucré, fruits secs torréfiés*.
Dans une grande casserole mélanger tous les ingrédients. Faire cuire à feu moyen et en remuant jusqu’à 112°, température à vérifier au thermo sonde*. Verser dans le moule de votre choix*, puis remuer pour refroidir et rendre le fudge sableux. Réserver au réfrigérateur. Découper des tranches ou des bouchées à l’aide d’un couteau et déguster à température ambiante avec des noix ou des noisettes et amandes torréfiées. ce fudge se conserve dans une boite hermétique pendant 3 semaines.
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Le sirop d’érable gentiment offert par une lectrice lors du dernier salon Saveurs et Terroirs et produit au Canada par sa fille, que du bon et du vrai…
Mes observations : 
Recette effectivement originale puisqu’il y a contrairement aux autres de la farine et de la levure, le sirop d’érable apporte une touche sympa, recette beurrée et quand même sucrée qui m’a dans un premier temps posé problème, j’ai du recommencer -voir dans les explications utiles- je crois que j’ai compris mes erreurs* puisque le second essai a été le bon. Par contre c’est pour 6 personnes très gourmandes …
 La recette de Manue 
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250g de sucre en poudre, 25g de beurre doux, 85g de lait concentré non sucré, 60g de crème fleurette entière, 1 pincée de fleur de sel, les graines d’une gousse de vanille, 40g de chocolat noir*, 50g de fruits secs légèrement torréfiés 10 min au four à 150°.
Graisser un cadre de 14cm x 14cm ou utiliser un moule en silicone.
Dans une grand casserole à fond épais, à feu moyen et en remuant sans cesse, porter à 115° le sucre, le lait concentré et la crème fraîche. Incorporer ensuite hors du feu le beurre et les graines de la gousse de vanille. Remuer pour que la préparation épaississe et refroidisse légèrement avant d’y ajouter les fruits secs torréfiés et le chocolat haché si nécessaire*. Mélanger à nouveau et verser dans le moule choisi, lisser à la spatule coudée et réserver quelques heures au réfrigérateur.
Découper en dés  et déguster ces friandises avec le café. Elles se conservent  une semaine dans une boîte hermétique.
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Mes observations : 
Recette intéressante car l’intitulé de Manue c’est quand même fudge au caramel chocolat vanille noisette, on voit tout de suite que ça va être gourmand mais riche... Une recette qui nécessite aussi un thermo-sonde. Certes beaucoup trop sucrée pour moi mais agréable en bouche, l’ajout de vanille et de crème adoucit le chocolat noir et on a plus l’impression d’un chocolat lacté. Le mélange de fruits secs apporte le côté craquant, succès assuré toutes générations confondues à la maison.
La recette  de Nigella :
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Pour environ 32 morceaux de fudge  : 175g de chocolat noir à 70%*, 200g de lait concentré sucré, 15g de beurre, 1 pincée de sel, 75g de fruits secs grossièrement concassés amandes, noisettes, pistaches.
Faire fondre à feu doux dans une casserole à fond épais ou au bain-marie si vous préférez le chocolat, le lait, le beurre et le sel, ajouter les fruits secs concassés préalablement torréfiés 10 min au four à 150°, bien mélanger le tout. Verser dans une cadre de 14cm x 14cm beurré  et posé sur une feuille de papier cuisson, lisser la surface. Laisser refroidir et durcir au réfrigérateur. Retirer le cadre, découper en dés et réserver au réfrigérateur jusqu’à la dégustation.
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Mes observations : 
La recette que je préfère car bien que l’on utilise ici du lait concentré sucré, la texture ressemble beaucoup plus à un bonbon de chocolat, pas de sucre ajouté, très peu de beurre, aucune technique nécessaire, pas de thermo sonde, ultra facile et rapide. Le gout du chocolat noir reste bien présent. La recette initiale n’utilisait que des pistaches, j’ai ajouté des noisettes et des amandes et j’ai doublé la dose , ça le fait bien !


Explications utiles ou futiles, réussite ou pas ….



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Le fudge de Christophe version loupée et version réussie…
La vergeoise : c’est l’équivalent de la cassonade mais au lieu d’être à base de sucre de canne c’est du sucre de betterave. Il me semble qu’il faut privilégier la vergeoise brune. En effet pour mon 1er essai j’ai utilisé de la vergeoise blonde, et j’ai fait l’erreur de rajouter les fruits secs au mélange alors que Christophe dit de déguster le fudge avec des fruits secs. Résultat vous le voyez ci dessous, en respectant la recette pour le reste j’ai obtenu une sorte de caramel à tartiner excellent d’ailleurs mais qui n’a rien à voir avec du fudge. Pour mon second essai j’ai donc utilisé de la vergeoise brune sans ajout de fruits secs et ça a marché…Chance ou pas je n’en sais rien…
Fruits secs : c’est comme vous le sentez vous pouvez utiliser uniquement des pistaches, des amandes, des noisettes ou les mélanger. Par contre, c’est toujours mieux de les torréfier sur une plaque au four pendant 10 min à 150°.  Évitez de les poêler, ils ne seront pas torréfiés à coeur. Je les ai ensuite grossièrement concassés avec le fond d’une casserole.
Thermo-sonde : celui de Ikéa est bon marché et efficace clic
Moule : à vous de voir, pour le fudge de Michalak d’après la photo du livre, je pense qu’il a utilisé un moule à cake car ses tranches sont bien carrées, j’ai choisi un petit moule à cake en silicone en divisant les proportions par 3  à mon 2ème essai au cas où ça ne marcherait pas une fois encore. Pour la recette de Nigella j’ai graissé un cadre 14 x 14 en inox et pour le fudge de Manue un moule en silicone carré … Tout marche pas de soucis donc faites avec ce que vous avez sous la main.
Le chocolat : Nigella conseillait un 70% – mais on le sait ce n’est pas le pourcentage qui compte mais l’origine- bref j’ai utilisé un 69% grand cru de terroir du Vénézuela  Otucan en fèves pas besoin donc de le hacher.

Guimauves au chocolat sans blancs d’oeufs et retour sur le Festival Culinaire Bernard Loiseau

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Vite vite, tout juste rentrée du Festival Culinaire Bernard Loiseau, et avant de m’envoler pour le championnat de France des desserts à Rennes, j’ai eu le temps de vous concocter une recette facile, rapide et que les enfants apprécient, des guimauves au chocolat. Différente des autres recettes de guimauve du blog puisque sans blanc d’oeuf, il y a longtemps qu’elle me faisait de l’oeil. Et comme elle sort tout droit de l’Encyclopédie du chocolat Valrhona, c’est une valeur sûre … Allez-y gaiement c’est très simple.
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La recette



Pour 10 bandes de guimauve soit un cadre de 20 x 20 cm  
A préparer la veille : 17g de gélatine en feuilles*, 225g de sucre semoule, 100g + 70g de miel*, 75g d’eau, 100g de chocolat noir 70%*,  cacao en poudre non sucré et/ou sucre coloré pour la finition.
Ramollir* la gélatine dans beaucoup d’ eau froide. Préparer une plaque à pâtisserie recouverte d’une feuille de papier cuisson graissée. Graisser également le cadre inox. Dans une casserole à fond épais cuire l’eau, le sucre et les 70g de miel  à 110°*. Dans le bol du robot équipé du fouet mettre les 100g de miel restants et tout en fouettant verser lentement le sirop, ajouter la gélatine essorée puis fondue au micro-ondes. Fouetter jusqu’à obtenir une texture mousseuse*. Fondre le chocolat au bain marie et quand l’appareil est tiède l’incorporer à la maryse à la pâte à guimauve. Verser aussitôt le mélange dans le cadre, couvrir avec un morceau de papier cuisson également graissé.
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Laisser prendre ou cristalliser une  nuit puis découper des bandes et/ou  des carrés, les rouler dans le cacao en poudre ou dans le sucre coloré et conserver à l’abri de l’humidité.


Explications utiles ou futiles 



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Version sucre coloré et guimauve moulée dans des demi-sphères
La gélatine : petit rappel, une feuille pèse généralement 2g et idéalement pour optimiser son pouvoir gélifiant il faut la laisser tremper 20 min dans de l’eau très froide. Pour cette recette après l’avoir essorée la mettre dans un bol et la passer 4/5 secondes au micro-ondes pour la faire fondre.
Le miel : j’ai choisi un miel neutre c’est à dire du miel d’acacia pour préserver le goût du chocolat.  A vous de voir selon vos goûts. Évitez quand même un miel trop parfumé, enfin c’est mon avis. Vous pouvez aussi et c’est plus classique remplacer le miel par de la trimoline si vous en avez.
Le chocolat noir : j’ai légèrement dérogé et au lieu d’utiliser le Guanaja 70% j’ai utilisé l’Otucan à 69%, mais  pas de souci ça marche quand même …
La cuisson à 110° : bien sûr il est préférable d’avoir un thermo-sonde, n’oubliez pas que ceux de chez Ikéa sont abordables -8€- et fiables -clic-
La texture mousseuse : comme on le voit sur le photo montage ci-dessus l’appareil ressemble à une meringue italienne, il fait le ruban.
Alternative de dressage : vous n’avez pas de cadre inox, pas grave moulez la guimauve dans des demi-sphères en silicone voire même des moules fantaisie en forme de nounours ou autre. -clic-
Avantages ou pas de la recette sans blancs : cette guimauve est plus crémeuse, elle aura moins tendance à  sécher, elle est un peu moins aérée,  plus facile à réaliser mais aussi plus sucrée. D’un point de vue bactériologique c’est mieux aussi. N’empêche qu’entre les deux mon coeur balance …
Comment faire des guimauves sans blancs et pas au chocolat : bonne question … vous pouvez procéder de la même façon et aromatiser et colorer vos guimauves, il faudra alors  une fois l’appareil à bonne consistance ajouter le parfum choisi – huile essentielle de cardamome, de géranium, de rose etc… ajouter ensuite le colorant, puis une fois les guimauves prises et découpées les rouler dans un mélange fécule sucre glace comme pour les guimauves classiques. Vous pouvez aussi parfumer les guimauves à la pulpe de fruits, il faudra cuire 50g de pulpe de framboise par exemple à 110° avec le sucre et le miel, et ajouter 50g de pulpe avec le miel dans le bol du robot.
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